La cochenille du mûrier (Pseudaulacaspis pentagona) est un ravageur polyphage qui peut infester une large variété d’arbres fruitiers et de plantes ornementales dont les mûriers, kiwis ou pêchers. Comment reconnaître cette cochenille ? Quels sont les dégâts observés ? Et comment lutter ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la cochenille du mûrier.
Description de Pseudaulacaspis pentagona
La cochenille du mûrier, aussi appelée cochenille blanche du mûrier, est un insecte de l’ordre des Hémiptères, qui appartient à la famille des Diaspididae. Son nom scientifique est Pseudaulacaspis pentagona.
Originaire d’Asie de l’Est, probablement du Japon ou de Chine, elle a été introduite en Europe et aux États-Unis au XIXᵉ siècle. Depuis, cette espèce a colonisé de nombreuses régions du globe, dont l’Amérique du Sud, le Moyen-Orient, l’Afrique et la quasi-totalité de l’Europe, comme la France, l’Allemagne et l’Italie. Sa capacité à s’adapter à différents environnements et à attaquer une grande variété de plantes en fait un nuisible redouté dans de nombreux pays.
Morphologie du ravageur
La cochenille du mûrier présente des caractéristiques distinctives selon son stade de développement :
- Femelles adultes : cachées sous un bouclier circulaire blanc grisâtre mesurant environ 2,2 à 2,5 mm de diamètre. Leur corps est jaune vif et particulièrement large.
- Mâles adultes : de couleur orange, ils possèdent des ailes, mais ne vivent qu’une journée en tant qu’adulte. Leur taille est bien plus petite, environ 0,7 mm.
- Œufs : ils sont ovales et diffèrent selon le sexe qu’ils produiront. Les œufs orangés donnent des femelles, tandis que les œufs blancs donnent des mâles.
Quelles sont les plantes hôtes de la cochenille du mûrier ?
Cette espèce peut attaquer plus de 240 variétés végétales. Ses hôtes préférés sont les arbres fruitiers tels que le mûrier, le pêcher, l’abricotier, le poirier, poirier, amandier et le kiwi. D’autres plantes sensibles comme le groseillier, papayer, vigne, haricot, noyer, troène, orme, saule, peuplier, prunier, cassissier, noyer, ou encore les agrumes.

Cycle de développement
La cochenille du mûrier entame son cycle de développement dès le mois d’avril, lorsque les femelles pondent leurs œufs sous leur bouclier protecteur. Chaque femelle peut produire entre 50 et 200 œufs avant de mourir peu après. Les premiers œufs pondus donnent naissance à des femelles, tandis que ceux pondus plus tard produisent des mâles. Les éclosions commencent généralement à la fin du mois de mai.
Les larves, après quelques jours de migration, se fixent sur la plante hôte pour entamer leur développement. Chez les femelles, ce processus implique deux mues avant d’atteindre le stade adulte.
Une seconde génération voit le jour en été, avec une ponte en juillet et des éclosions en août. Dans les régions méditerranéennes, une troisième génération partielle peut apparaître en automne.
Pour passer l’hiver, la cochenille se met en pause sous forme de larves au dernier stade ou de femelles non fécondées, prêtes à redémarrer leur cycle au printemps suivant.
Quels sont les dégâts faits par la cochenille du mûrier ?
La cochenille du mûrier provoque des dégâts visibles et significatifs sur les arbres et arbustes infestés. Sur le tronc et les branches, des amas blanchâtres duveteux apparaissent, témoignant de la présence des insectes.
En piquant les tissus pour se nourrir de la sève, ces parasites affaiblissent la plante et perturbent son développement. Les parties touchées présentent souvent des retards de croissance ou des déformations.
L’affaiblissement général de l’arbre se traduit par un jaunissement progressif du feuillage et, dans les cas graves, par un dépérissement complet. Lorsque l’infestation est sévère et non maîtrisée, la mort de l’arbre peut survenir, en particulier pour les jeunes plants ou les spécimens déjà fragilisés. Ces dommages, cumulés sur plusieurs années, compromettent durablement la santé des cultures touchées.
Quels moyens de lutte et de prévention contre la cochenille blanche du mûrier ?
Pour protéger vos arbres et arbustes contre la cochenille du mûrier, plusieurs solutions existent, combinant prévention, intervention mécanique et renforcement des écosystèmes naturels :
- Limitez les apports d’azote dans vos fertilisations, car ils favorisent la prolifération des cochenilles.
- Taillez et éliminez les rameaux infestés dès les premiers signes d’attaque pour réduire la propagation.
- Procédez à un nettoyage des parties touchées entre l’hiver et le printemps. Un chiffon imbibé de savon noir put permettre d’éliminer les cochenilles fixées sur l’écorce.
- Encouragez la présence des insectes auxiliaires, tels que les coccinelles et les hyménoptères parasitoïdes, qui sont des prédateurs naturels de ces nuisibles. L’installation d’un hôtel à insectes est une bonne manière de les attirer et de maintenir leur présence dans le jardin.
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