Vous avez un coin de jardin baigné de soleil du matin au soir et vous cherchez des arbustes qui s’épanouissent pleinement sous ces rayons généreux ? Bonne nouvelle : le plein soleil est un atout, pas une contrainte. À condition de bien choisir vos plantes, cette exposition devient le théâtre idéal pour un feu d’artifice de floraisons, de parfums et de feuillages décoratifs. Dans cet article, nous vous présentons 17 arbustes robustes, esthétiques et adaptés à une exposition ensoleillée. Certains fleurissent avec panache, d’autres offrent un feuillage spectaculaire ou une silhouette graphique. Tous ont en commun cette capacité à prospérer sans faiblir face aux fortes chaleurs ou aux rayons directs.
- Arbousier (Arbutus unedo)
- Fusain du Japon (Euonymus japonicus)
- Céanothe (Lilas de Californie) (Ceanothus spp.)
- Pittospore du Japon (Pittosporum tobira)
- Lavande vraie (Lavandula angustifolia)
- Romarin officinal (Rosmarinus officinalis)
- Weigélia (Weigela florida et hybrides)
- Lilas commun (Syringa vulgaris)
- Photinia ‘Red Robin’ (Photinia × fraseri)
- Laurier-rose (Nerium oleander)
- Oranger du Mexique (Choisya ternata)
- Seringat (Jasmin des poètes) (Philadelphus spp.)
- Arbre aux papillons (Buddleja davidii)
- Myrte commun (Myrtus communis)
- Ciste (Cistus spp.)
- Genêt (Genista spp. et Spartium junceum)
- Hibiscus des jardins (Althéa) (Hibiscus syriacus)
Arbousier (Arbutus unedo)

Voici un arbuste qui ne passe pas inaperçu, surtout en automne, lorsqu’il porte en même temps des fleurs en clochettes et des fruits rouge orangé semblables à de petites fraises ! L’arbousier, aussi appelé « arbre aux fraises », est une espèce méditerranéenne au charme unique, à la fois graphique, rustique et étonnamment généreuse.
Il pousse lentement mais sûrement, atteignant à maturité 3 à 5 mètres de hauteur, tout en conservant une silhouette équilibrée. Son feuillage persistant, vert sombre et luisant, est particulièrement ornemental, et s’accorde parfaitement avec l’écorce brun-rouge qui s’exfolie en plaques, apportant une dimension décorative en toute saison. Et ce n’est pas tout : ses fruits sont comestibles, même s’ils sont plus appréciés cuits (en confitures ou gelées) que crus.
Très résistant à la sécheresse, l’arbousier apprécie les terrains bien drainés, à tendance neutre ou acide, et une exposition chaude et ensoleillée. Il préfère être à l’abri des vents froids. Sa rusticité tourne autour de -10 à -15 °C, ce qui le rend viable en sol sec dans bon nombre de régions, mais demande quelques précautions si vous habitez là où les hivers sont rigoureux. En pot, il sera plus facile à protéger.
Un arbuste pour jardin sec, facile à adopter sans hésiter pour apporter caractère, originalité et couleurs d’automne à votre jardin.
Fusain du Japon (Euonymus japonicus)
Le fusain du Japon est un arbuste persistant plein de ressources, parfait pour structurer un massif, border une allée ou même réaliser de jolies haies basses bien dessinées. Il présente un port dense, arrondi et régulier et une croissance plutôt lente, ce qui facilite son entretien.
Son principal atout ? Son feuillage décoratif, qui varie selon les variétés : certaines arborent des feuilles d’un vert foncé brillant, d’autres sont panachées de jaune ou de crème, apportant une touche lumineuse même en hiver. Il supporte très bien la taille, ce qui en fait un candidat idéal pour les topiaires, les bordures régulières ou les compositions graphiques.
Le fusain du Japon se plaît au soleil, essentiel pour que les feuillages panachés conservent leurs belles couleurs, mais il peut également tolérer une ombre légère. Il s’adapte à la plupart des sols, tant qu’ils sont bien drainés et légèrement frais, mais il n’aime ni les excès d’eau ni les froids intenses. Sa rusticité est modérée, aux alentours de -11 °C : il conviendra donc mieux aux jardins doux ou bien protégés.
Un arbuste très polyvalent, parfait pour structurer un espace tout en apportant de l’élégance et de la tenue toute l’année.
Céanothe (Lilas de Californie) (Ceanothus spp.)

Si vous rêvez de cascades de fleurs bleues au printemps, le céanothe est fait pour vous. Aussi appelé Lilas de Californie, cet arbuste apporte une intensité rare au jardin, grâce à ses grappes florales d’un bleu éclatant. Certaines variétés se déclinent aussi en rose pâle ou blanc, mais c’est vraiment le bleu vif qui fait sa renommée.
Le céanothe forme un buisson dense et élégant, pouvant atteindre entre 2 et 3 mètres selon les variétés. Son feuillage persistant, petit et brillant, constitue un fond vert foncé très esthétique, même hors floraison. Il s’intègre facilement dans une haie libre, un massif ou un jardin sec.
Côté exigences, le céanothe réclame du soleil, et plus il fait chaud, plus il fleurit généreusement. Il a besoin d’un sol léger, bien drainé, et peu calcaire, avec une préférence pour les terres neutres à légèrement acides. Attention toutefois aux gelées : certaines espèces sont plus sensibles au froid que d’autres. La plupart tolèrent des températures jusqu’à -8, mais certaines variétés peuvent descendre ponctuellement jusqu’à -15 °C si elles sont bien protégées.
Plantez-le à l’abri des vents froids, et vous profiterez chaque année de l’un des plus beaux spectacles floraux du printemps.
Pittospore du Japon (Pittosporum tobira)
Envie d’un arbuste à la fois élégant, solide et parfumé ? Le pittospore du Japon coche toutes les cases. Ce grand classique des jardins côtiers se distingue par son feuillage persistant très décoratif : des feuilles épaisses, brillantes et coriaces, parfois panachées selon les cultivars, qui forment une belle masse arrondie.
Mais le vrai plus du pittospore, c’est sa floraison. Discrète au premier abord, elle devient remarquable par son parfum suave évoquant la fleur d’oranger, qui embaume l’air en fin de printemps. Un délice !
L’arbuste atteint entre 2 et 4 mètres selon les conditions, et supporte très bien la taille, ce qui en fait une excellente plante de haie ou de fond de massif. Il tolère très bien le vent et les embruns, ce qui le rend tout indiqué pour les jardins en bord de mer.
Installez-le en plein soleil ou à mi-ombre claire, dans un sol bien drainé, même pauvre. Une fois bien enraciné, il résiste à la sécheresse, ce qui en fait un allié fiable en période estivale. En revanche, sa rusticité reste limitée à -8 ou -10 °C : à réserver donc aux climats doux ou à des emplacements abrités si vous jardinez ailleurs.
Avec sa silhouette compacte, son feuillage brillant et son parfum délicat, le pittospore du Japon est un vrai pilier des jardins méditerranéens et atlantiques.
Lavande vraie (Lavandula angustifolia)
Symbole des paysages méditerranéens, la lavande vraie est un incontournable pour tout jardinier en quête de couleur, parfum et biodiversité, même sur un sol difficile. Ce petit sous-arbrisseau, qui forme des touffes compactes de 50 à 80 cm selon les variétés, allie grâce et robustesse.
De juin à août, elle se couvre de longs épis violets à mauves, intensément parfumés, qui embaument l’air dès qu’on s’en approche. C’est un vrai régal pour les sens… et pour les abeilles, papillons et autres pollinisateurs qui viennent y butiner en nombre. Même son feuillage persistant, d’un gris-vert doux au toucher, dégage une odeur aromatique dès qu’on le froisse.
La lavande s’épanouit exclusivement au soleil, dans un sol pauvre, caillouteux ou sableux, neutre à calcaire, mais surtout parfaitement drainé. Elle déteste l’humidité stagnante et redoute les terres lourdes. Une fois bien installée, elle se montre peu gourmande en eau et tolère la sécheresse sans broncher. Très rustique (jusqu’à -15 ou -20 °C pour les lavandes officinales), elle s’accommode de la plupart des climats.
Un conseil : taillez-la légèrement après la floraison, sans rentrer dans le vieux bois, pour qu’elle garde une belle forme arrondie et ne se dégarnisse pas à la base. Parfaite en bordure, en massif sec ou en rocaille, la lavande est aussi belle que facile à vivre.
Romarin officinal (Rosmarinus officinalis)

Impossible de parler d’arbustes de plein soleil sans évoquer le romarin ! Ce champion des terrains secs cumule les atouts : il est aussi bien ornemental qu’utile en cuisine. Son feuillage persistant, vert argenté et délicieusement aromatique, dégage un parfum typique du sud à chaque frôlement. En bonus ? Il se cuisine à merveille avec des pommes de terre rôties, un gigot ou une focaccia.
Mais le romarin n’est pas qu’un condiment : sa floraison bleu violacé, légère et mellifère, attire les abeilles du printemps jusqu’à l’automne, voire plus longtemps dans les régions au climat doux. C’est un allié précieux pour la biodiversité.
Côté culture, le romarin n’a pas peur du soleil ni de la sécheresse. Il préfère les sols pauvres, caillouteux, très bien drainés et redoute l’humidité stagnante, qui peut lui être fatale en hiver. Installez-le dans un coin chaud, même un talus ou un muret, et oubliez-le : il se débrouillera tout seul. En sol sec, il peut résister jusqu’à -15 °C. Un incontournable pour les jardiniers qui veulent conjuguer esthétique, utilité et simplicité.
Weigélia (Weigela florida et hybrides)
Avec ses fleurs en clochettes colorées qui couvrent les branches au printemps, le weigélia fait partie de ces arbustes qui éblouissent le regard dès la fin mai. Il offre une floraison abondante et lumineuse, déclinée en roses, rouges, blancs, pourpres ou même jaunes, selon les variétés. Certaines fleurs peuvent même refleurir légèrement en été, apportant une deuxième vague de couleur.
Le port naturel du weigélia, souvent souple et légèrement retombant, en fait un bel arbuste pour les massifs mixtes, haies libres ou même en isolé. Il mesure généralement 1,5 à 2 mètres de haut, mais certaines variétés peuvent atteindre 3 mètres. Les cultivars nains, quant à eux, se prêtent bien à la culture en bac.
Outre sa floraison, le weigélia séduit aussi par son feuillage décoratif. Certaines variétés arborent des feuilles pourpres, panachées de crème ou de vert clair, prolongeant l’intérêt visuel bien après la floraison.
Il pousse dans la plupart des sols, à condition qu’ils soient légers, humifères, bien drainés et pas trop calcaires. Pour une floraison optimale, privilégiez une exposition ensoleillée, même s’il supporte une ombre légère. Côté rusticité, aucune inquiétude à avoir : il résiste sans problème à -20 °C.
Peu contraignant, rustique et très florifère, le weigélia est une vraie perle pour structurer un jardin coloré sans effort.
Lilas commun (Syringa vulgaris)

Impossible de résister au parfum enivrant du lilas au printemps. Cet arbuste au port buissonnant, d’une hauteur de 2 à 3 mètres, est l’un des plus classiques… et des plus attachants. Chaque année, entre avril et mai, il se couvre de grappes coniques de fleurs délicates, dont les teintes varient selon les variétés : du mauve-violet traditionnel aux nuances plus rares de blanc pur, rose tendre, lavande ou pourpre foncé.
Mais au-delà de son esthétique, le lilas séduit surtout par son odeur puissante, sucrée, qui évoque souvent des souvenirs d’enfance. Facile à cultiver, il supporte très bien le froid (jusqu’à -25 °C) et vit longtemps, même sans soins particuliers. Il s’intègre parfaitement dans une haie libre, un massif champêtre ou en isolé, près d’une fenêtre ou d’un coin de repos pour mieux profiter de son parfum.
Installez-le de préférence au plein soleil : c’est là qu’il donne le meilleur de lui-même. Il s’adapte à tous types de sols bien drainés, même légèrement calcaires. Seule contrainte : éviter les excès d’eau prolongés. Une taille légère juste après la floraison, en supprimant les grappes fanées, permettra de favoriser la floraison de l’année suivante.
Le lilas est un arbuste de cœur. Rustique, généreux et peu contraignant, il mérite une place de choix dans tous les jardins ensoleillés.
Photinia ‘Red Robin’ (Photinia × fraseri)
Vous cherchez un arbuste persistant, coloré et rapide à pousser ? Le Photinia ‘Red Robin’ a tout pour plaire. Ce grand arbuste vigoureux, qui atteint facilement 3 mètres de haut pour 2 mètres de large, est souvent choisi pour créer des haies décoratives qui restent belles toute l’année.
Son principal atout réside dans son feuillage : les jeunes pousses apparaissent rouge vif au printemps, avant de virer progressivement au vert foncé brillant. Ce contraste saisissant entre feuillage neuf et mature fait du Photinia un élément graphique à part entière dans un jardin.
Au printemps (en avril), il produit également des grappes de petites fleurs blanches, mellifères, très appréciées des insectes butineurs. Et il supporte sans problème la taille régulière, ce qui permet de le former facilement selon vos envies : en haie stricte, en buisson libre, ou même en isolé.
Pour bien se développer, il a besoin d’un bon ensoleillement, surtout si vous voulez profiter pleinement de ses couleurs rouges intenses. Il s’adapte à la plupart des sols tant qu’ils sont frais, bien drainés et non détrempés. Rustique jusqu’à -15 °C, il se cultive sans souci dans la majorité des régions, à condition d’éviter les coins trop exposés aux gelées intenses, surtout pour les jeunes plants.
Avec son allure moderne, sa croissance rapide et sa capacité à structurer l’espace, le Photinia ‘Red Robin’ est un excellent choix pour donner du peps aux massifs et haies persistantes.
Laurier-rose (Nerium oleander)
Spectaculaire et généreux, le laurier-rose transforme les jardins en véritables décors méditerranéens. Cet arbuste à feuillage persistant peut atteindre 3 à 4 mètres de hauteur, et sa floraison estivale abondante est un véritable festival de couleurs : selon les variétés, les fleurs en trompette se déclinent en rose, rouge, blanc ou jaune.
Le laurier-rose est apprécié pour sa croissance rapide et sa résistance à la sécheresse une fois bien installé. Son feuillage coriace, vert foncé, forme un bel écran décoratif toute l’année. Il trouve naturellement sa place dans une haie fleurie, en massif ensoleillé, ou en bac sur une terrasse.
Mais attention : le plein soleil est indispensable à sa bonne santé et à sa floraison. Il aime les sols légers et bien drainés, et un arrosage est parfois nécessaire en été pour prolonger la floraison. Si vous vivez dans une région froide, optez pour une culture en pot que vous pourrez hiverner, car le laurier-rose supporte difficilement les températures inférieures à -12 °C (même si certaines variétés plus rustiques peuvent résister jusqu’à -15 °C en sol sec). Un arbuste spectaculaire, à réserver aux situations bien exposées et protégées.
Oranger du Mexique (Choisya ternata)
Avec son port arrondi, dense et élégant, l’oranger du Mexique est un arbuste qui séduit autant par son feuillage que par son parfum. Il forme des buissons d’environ 1,5 à 2 mètres, parfaitement adaptés aux petits jardins comme aux terrasses en bac.
Ses feuilles persistantes, d’un vert foncé brillant (ou doré chez les variétés comme ‘Sundance’), dégagent un parfum citronné lorsqu’on les froisse. Une première surprise sensorielle qui précède une autre : sa floraison. Dès le printemps, il se couvre de fleurs blanches en étoile, au parfum suave rappelant la fleur d’oranger, parfois remontante en fin d’été si les conditions sont favorables.
L’oranger du Mexique aime les expositions ensoleillées à mi-ombragées, mais il vous offrira une floraison plus abondante en plein soleil. Il préfère les sols bien drainés, ni trop lourds ni détrempés, et tolère les terres légèrement calcaires. Une fois bien enraciné, il montre une bonne résistance à la sécheresse.
Sa rusticité tourne autour de -10 °C. Il peut donc être cultivé en pleine terre dans les climats doux, mais nécessite une situation abritée des vents froids ailleurs. En cas de coup de gel, le feuillage peut souffrir, mais l’arbuste repart souvent de la base au printemps suivant.
Facile à vivre, parfumé et toujours élégant, le Choisya ternata est l’un des meilleurs choix pour une haie fleurie ou un massif plein de charme.
Seringat (Jasmin des poètes) (Philadelphus spp.)
Vous aimez les floraisons parfumées ? Alors, le seringat est fait pour vous. Ce grand classique des jardins romantiques offre, entre mai et juin, une profusion de fleurs blanches, simples ou doubles, qui diffusent un parfum enivrant rappelant la fleur d’oranger. Ce parfum est particulièrement intense chez les variétés à fleurs simples.
Avec ses 1,5 à 3 mètres de hauteur selon les espèces, son port buissonnant élégant et sa croissance rapide, le seringat trouve facilement sa place en haie fleurie, en fond de massif ou même en isolé. Il attire de nombreux pollinisateurs, ce qui en fait un bon allié pour un jardin vivant.
Côté culture, le Philadelphus est extrêmement accommodant. Il pousse en plein soleil comme à mi-ombre, mais préférez une exposition lumineuse si vous visez une floraison abondante. Il tolère presque tous les types de sols, à condition qu’ils soient bien drainés : qu’ils soient argileux, calcaires, ou légèrement secs, le seringat s’en accommode sans rechigner. Seules les situations extrêmes (trop humides ou trop desséchées) sont à éviter.
Très rustique (jusqu’à -25 °C), il demande peu d’entretien. Une taille légère après floraison suffit à garder un port harmonieux. Si vous recherchez un arbuste à la fois facile, parfumé et traditionnel, le seringat est une valeur sûre.
Arbre aux papillons (Buddleja davidii)
Son nom commun annonce déjà la couleur : l’arbre aux papillons est un véritable aimant à butineurs ! Cet arbuste caduc à croissance rapide atteint 1,5 à 2,5 mètres de haut et se couvre, de juin à septembre, de longues panicules florales parfumées, aux teintes très variées selon les cultivars : mauve, blanc, rose, bleu ou violet profond.
Cette floraison très nectarifère attire une multitude de papillons, d’abeilles et d’insectes pollinisateurs, ce qui en fait un excellent choix pour un jardin vivant et durable. Même sans ses fleurs, son feuillage vert grisâtre lancéolé apporte une belle structure aux massifs.
Peu exigeant, le Buddleja se contente d’un sol ordinaire bien drainé, et se développe mieux en plein soleil, condition indispensable à une floraison abondante. Il tolère sans problème la sécheresse estivale, ce qui en fait une plante précieuse pour les zones peu arrosées ou les jardins secs.
Très rustique (jusqu’à -20 °C), il pousse pratiquement partout… au point qu’il peut parfois se ressemer spontanément ! Pour le maintenir vigoureux et bien florifère, une taille courte en fin d’hiver est recommandée. Cela stimule la production de nouvelles pousses florifères chaque année.
Avec sa générosité, sa facilité de culture et son utilité écologique, le Buddleja est l’un des arbustes les plus gratifiants à cultiver en plein soleil.
Myrte commun (Myrtus communis)
Le myrte est un arbuste au charme discret mais indéniable, qui mérite d’être mieux connu. Originaire du pourtour méditerranéen, il séduit par son feuillage dense, lustré et aromatique, et surtout par sa floraison blanche abondante en été, composée de petites étoiles délicates aux étamines proéminentes. À l’automne, des baies noir bleuté prennent le relais, ajoutant une touche décorative supplémentaire.
Ce buisson persistant, qui atteint entre 1 et 2 mètres de haut, est aussi d’une étonnante longévité : certains spécimens vivent plusieurs siècles. Il supporte très bien la taille, ce qui permet de le maintenir compact ou même de le conduire en haie basse.
Le myrte affectionne les expositions chaudes et lumineuses, et pousse de préférence dans un sol pauvre, bien drainé et légèrement acide, même s’il peut s’adapter à un sol calcaire selon les variétés. Une fois établi, il résiste bien à la sécheresse. En revanche, il est peu rustique : il redoute les températures en dessous de -10 °C. À réserver aux jardins du sud ou à une culture en pot dans les régions aux hivers plus rigoureux. Un arbuste au parfum d’antan, aussi robuste que raffiné.
Ciste (Cistus spp.)
Si vous cherchez un arbuste capable d’égayer un coin de garrigue ou de rocaille, le ciste est une valeur sûre. Ce petit buisson méditerranéen ne dépasse guère 1 mètre de hauteur, mais il offre une floraison spectaculaire au printemps, faite de fleurs éphémères d’un jour, renouvelées sans cesse, qui forment un véritable tapis coloré pendant plusieurs semaines. Blanches ou roses, ces fleurs à l’aspect chiffonné contrastent joliment avec le feuillage vert-gris.
Son feuillage, légèrement duveteux au toucher, est aromatique et médicinal, et son port compact lui permet de s’intégrer facilement dans un massif, une rocaille, ou même un jardin de bord de mer : le ciste tolère parfaitement les embruns.
Peu exigeant, il préfère les terrains pauvres, caillouteux et bien drainés, où il peut se développer sans entretien. L’humidité stagnante lui est néfaste, mieux vaut donc éviter les sols lourds ou mal aérés. En revanche, côté soleil, il en redemande ! Installez-le dans une exposition brûlante et sèche, et vous verrez qu’il ne faiblira pas. Sa rusticité reste modeste (environ -10 °C), ce qui en fait un bon candidat pour les climats doux ou pour une culture en pot dans les régions froides. Le ciste, c’est le feu d’artifice printanier des terrains arides.
Genêt (Genista spp. et Spartium junceum)
Avec ses grappes de fleurs jaune éclatant qui illuminent les paysages secs dès le printemps, le genêt fait partie de ces arbustes qui ne craignent ni le soleil brûlant, ni les sols ingrats. Qu’il s’agisse du genêt d’Espagne (Spartium junceum), particulièrement parfumé, ou d’une variété du genre Genista, ces plantes résistantes et légères s’invitent facilement dans les jardins en quête de naturel et de floraison généreuse.
Selon l’espèce et le climat, le feuillage peut être semi-persistant ou caduc, mais l’arbuste conserve toujours une belle allure, grâce à ses rameaux souples, souvent verts, qui restent décoratifs même en dehors de la floraison. Le port est généralement aéré et buissonnant, ce qui donne au genêt une silhouette élégante sans rigidité.
Le clou du spectacle reste bien sûr la floraison : abondante, lumineuse, parfois très parfumée, elle peut durer du printemps jusqu’en fin d’été, notamment chez le genêt d’Espagne. Les fleurs, typiques de la famille des Fabacées, évoquent des petits papillons jaunes groupés en grappes généreuses.
Ce que le genêt apprécie par-dessus tout, c’est le plein soleil, dans un sol bien drainé, même pauvre, calcaire, sablonneux ou caillouteux. Il excelle sur les talus secs, les pentes arides ou les zones difficiles à végétaliser. En bonus, il résiste très bien à la sécheresse une fois bien installé, et n’a nul besoin d’un sol riche pour prospérer.
Côté rusticité, la plupart des genêts supportent des températures jusqu’à -12 à -15 °C, mais certains, comme Spartium junceum, peuvent être plus sensibles aux hivers rigoureux. Dans les régions froides, on le préférera en situation abritée du vent et des gelées fortes. Une taille légère juste après la floraison permettra de conserver un port harmonieux et de stimuler l’apparition de nouvelles pousses.
En résumé, le genêt est un arbuste solaire, frugal et généreux, idéal pour donner de la lumière aux terrains secs et difficiles, tout en apportant une note sauvage et parfumée au jardin.
Hibiscus des jardins (Althéa) (Hibiscus syriacus)
Vous souhaitez prolonger les floraisons estivales jusqu’aux portes de l’automne ? L’hibiscus des jardins, également appelé althéa, est un choix de premier plan. Cet arbuste caduc au port érigé atteint 2 à 3 mètres de haut à maturité et se distingue par sa floraison généreuse de juillet à septembre : de grandes fleurs en forme de trompettes, aux couleurs éclatantes, apparaissent en continu, apportant du peps aux massifs quand beaucoup d’autres arbustes sont déjà défleuris.
Selon les variétés, les fleurs se déclinent en blanc, rose, pourpre, bleu mauve, souvent ornées d’un cœur contrasté qui accentue leur allure exotique. Pour attirer un maximum de pollinisateurs, privilégiez les cultivars à fleurs simples, plus accessibles aux abeilles et papillons.
Peu exigeant, l’hibiscus apprécie les expositions bien ensoleillées, même s’il tolère une légère ombre. Il pousse dans un sol ordinaire, plutôt fertile, drainé mais pas trop sec. Un apport d’eau durant l’été suivant la plantation l’aidera à bien s’installer. Très rustique (jusqu’à -20 °C), il peut être cultivé sans souci dans la majorité des régions françaises.
Un atout non négligeable : il supporte très bien la taille. Vous pouvez donc le former en buisson compact ou en haie fleurie. Taillez-le en fin d’hiver pour stimuler la floraison et conserver un port équilibré. Avec l’althéa, le jardin garde le sourire jusqu’à l’automne.





