Quelles sont les étapes pour planter un noisetier ?

planter noisetier

Planter un noisetier est à la portée de tous, à condition de soigner quelques détails dès le départ. Pour permettre à votre Corylus avellana de bien s’enraciner, choisissez un sol suffisamment drainé, placez le collet au bon niveau et arrosez régulièrement pendant les premiers mois. Et si votre objectif est de récolter davantage de noisettes, prévoyez idéalement un second noisetier d’une variété compatible à proximité afin de favoriser la pollinisation.

Choisir le bon emplacement avant de planter

Le noisetier (Corylus avellana) est un arbuste caduc vigoureux qui peut atteindre 4 à 8 m de hauteur et presque autant de largeur lorsqu’il pousse librement. Mieux vaut donc anticiper son développement et ne pas l’installer trop près d’un mur, d’une terrasse ou d’un autre grand arbuste.

Pour favoriser sa croissance et sa fructification, choisissez :

  • une exposition ensoleillée à légèrement ombragée ;
  • un endroit relativement protégé des vents forts ;
  • une terre fertile sans être excessivement riche ;
  • un sol restant frais, mais sans eau stagnante ;
  • de préférence, un pH voisin de 6,5 à 7,5.

Quelle est la meilleure période pour planter un noisetier ?

La période la plus favorable se situe pendant le repos végétatif, de novembre à mars, tant que le sol n’est ni gelé ni saturé d’eau. L’automne offre souvent les meilleures conditions : la terre conserve encore une certaine douceur et les racines peuvent commencer à s’installer avant l’arrivée de l’été suivant.

Un noisetier vendu en pot peut être installé au printemps et même plus tard dans l’année. Dans ce cas, l’arrosage devient beaucoup plus exigeant, surtout lors d’une plantation précédant une période chaude ou sèche.

Les étapes pour planter un noisetier

Étape 1 : préparer la zone de plantation

Retirez l’herbe et les adventices autour de l’emplacement choisi. Ameublissez ensuite la terre sur une zone assez large si elle est compacte.

Les jeunes racines vont surtout explorer les couches superficielles du sol. Un sol ameubli en largeur est donc plus utile qu’un trou excessivement profond. Sur une terre argileuse, profitez-en pour vérifier que l’eau ne reste pas durablement dans la zone après une forte pluie.

Étape 2 : bien hydrater le plant

Un noisetier en conteneur doit être parfaitement hydraté avant sa plantation. Arrosez généreusement sa motte ou plongez le pot quelques instants dans un récipient rempli d’eau.

Pour un plant à racines nues, faites tremper les racines pendant environ 30 minutes avant la mise en terre. Ne les laissez ensuite pas sécher au soleil ou au vent pendant que vous préparez le trou.

Étape 3 : creuser un trou large, mais peu profond

Le trou doit correspondre approximativement à la profondeur de la motte ou du système racinaire, tout en étant beaucoup plus large.

Vous pouvez retenir deux repères simples :

  • une profondeur proche de celle des racines ;
  • jusqu’à trois fois la largeur de la motte lorsque le terrain le permet.

Cette forme favorise la progression des nouvelles racines dans la terre environnante.

Étape 4 : griffer les parois du trou

Dans une terre compacte, les bords du trou peuvent devenir lisses après le passage de la bêche. Griffez-les légèrement avec une fourche ou un outil à main.

Vous créez ainsi une zone plus facile à coloniser pour les jeunes racines, notamment dans les sols lourds et argileux.

Étape 5 : libérer les racines

Lorsque le noisetier est resté longtemps dans son pot, certaines racines peuvent former des cercles autour de la motte. Desserrez-les délicatement et orientez-les vers l’extérieur avant la plantation.

Sur un sujet à racines nues, répartissez simplement les racines dans le trou sans les plier ni les regrouper au même endroit.

Étape 6 : placer le collet au niveau du sol

Cette étape conditionne fortement la reprise. Le point où les premières grosses racines quittent la base de la plante doit rester au niveau naturel du terrain.

N’enterrez donc pas une partie du tronc pour stabiliser le noisetier. Une plantation trop profonde maintient la base de la plante dans une zone insuffisamment aérée et peut ralentir son installation.

Pour vérifier facilement la hauteur, posez un manche d’outil horizontalement au-dessus du trou avant de reboucher.

Étape 7 : reboucher sans trop tasser

Replacez progressivement la terre extraite autour des racines. Faites-la pénétrer dans les espaces libres, puis tassez légèrement avec les mains ou le pied.

Le but est simplement d’obtenir un bon contact entre la terre et les racines. Évitez de compacter fortement le sol, ce qui limiterait la circulation de l’air et de l’eau.

Étape 8 : terminer par un arrosage généreux

Arrosez copieusement juste après la plantation, même lorsque la terre paraît déjà humide.

Cet apport permet d’hydrater le plant, mais aussi de faire descendre la terre dans les petits espaces encore présents autour des racines. Le sol se met ainsi correctement en place autour de la motte.

Faut-il mettre du compost ou de l’engrais dans le trou ?

Remplir le fond du trou avec une épaisse couche de compost n’aide pas forcément le noisetier à mieux s’installer. Une zone très riche uniquement concentrée autour des racines peut même créer des conditions très différentes de celles du sol voisin.

Si votre terre est pauvre, sableuse ou particulièrement lourde, travaillez plutôt une zone étendue autour de la plantation. Vous pouvez incorporer une quantité modérée de compost mûr aux premiers centimètres du sol ou l’utiliser comme paillage.

L’engrais n’est généralement pas nécessaire lors de la plantation. Un sol très riche en azote peut d’ailleurs stimuler fortement les nouvelles pousses sans favoriser dans les mêmes proportions la production de noisettes.

Lire aussi : Phytopte du noisetier : symptômes, dégâts et solutions efficaces

Pailler et arroser après la plantation

Après le premier arrosage, déposez 5 à 8 cm de paillage autour du jeune noisetier. Vous pouvez employer du broyat de branches, des feuilles mortes, des écorces ou du compost bien mûr.

Gardez toutefois la base des tiges dégagée. Laissez environ 10 cm sans paillage autour du collet afin d’éviter une accumulation permanente d’humidité directement contre l’écorce.

Comment arroser un jeune noisetier ?

Pendant les périodes sèches, privilégiez un arrosage copieux et suffisamment espacé plutôt qu’une petite quantité d’eau versée tous les jours. L’eau doit pénétrer sur environ 20 à 30 cm de profondeur.

Soyez particulièrement attentif :

  • pendant le premier été ;
  • après une plantation printanière ;
  • sur les terrains sableux ;
  • lors des périodes chaudes et venteuses.

À quelle distance planter les noisetiers ?

Un noisetier laissé en port libre devient rapidement volumineux. Pour une plantation fruitière ou plusieurs sujets cultivés comme grands arbustes, comptez généralement 4 à 5 m entre deux noisetiers.

Cette distance laisse suffisamment d’espace à leur ramure et facilite la circulation autour des plantes. Une taille régulière permet de conserver des sujets plus compacts lorsque votre jardin offre moins de place.

Et pour une haie de noisetiers ?

Les distances peuvent être nettement réduites lorsque vous souhaitez former une haie. De petits plants forestiers peuvent être espacés de seulement quelques dizaines de centimètres afin d’obtenir rapidement une végétation dense.

Cette configuration ne doit pas être confondue avec une plantation de noisetiers fruitiers conduits individuellement : ces derniers ont besoin de davantage d’espace pour développer leur couronne.

Faut-il planter deux noisetiers pour récolter des noisettes ?

Un même noisetier produit des fleurs mâles sous forme de chatons pendants et de minuscules fleurs femelles. Cette présence des deux sexes sur une même plante ne signifie pourtant pas qu’un sujet isolé offrira systématiquement une récolte abondante.

Le pollen et les fleurs femelles d’un même noisetier ne sont pas toujours disponibles exactement au même moment. Certaines variétés présentent également des incompatibilités entre elles. Pour augmenter les chances de fructification, plantez donc idéalement deux cultivars différents et compatibles.

Le pollen étant transporté par le vent :

  • installez les deux noisetiers à quelques mètres l’un de l’autre ;
  • essayez de rester dans un rayon d’environ 15 m ;
  • choisissez des variétés dont les floraisons permettent une pollinisation croisée ;
  • tenez compte d’un éventuel noisetier sauvage déjà présent dans une haie voisine.

Quelles variétés associer ?

Plusieurs cultivars fruitiers sont couramment proposés en pépinière, parmi lesquels ‘Cosford’, ‘Butler’, ‘Ennis’, ‘Merveille de Bollwiller’ ou ‘Kentish Cob’.

Ne choisissez toutefois pas deux variétés uniquement parce qu’elles figurent parmi les plus productives. Leur compatibilité pollinique et la période d’émission du pollen doivent coïncider. Pour un jardin orienté vers la production de noisettes, vérifiez donc l’association des cultivars au moment de l’achat.

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