Quand on jardine, on croise souvent des plantes inconnues. Une fleur au bord du potager, une herbe dans le massif, un arbre en balade… Et la question arrive : “Mais qu’est-ce que c’est ?” C’est là que Pl@ntNet devient un allié précieux. Cette application, gratuite et sans publicité, vous aide à mettre un nom sur les plantes qui vous entourent. Accessible à tous, elle est devenue un réflexe pour les passionnés de nature, débutants comme confirmés.
- Présentation générale de Pl@ntNet
- Comment fonctionne concrètement Pl@ntNet ?
- Origine et développement de Pl@ntNet
- Quelles sont les fonctionnalités avancées de l’application ?
- Base de données et intelligence artificielle
- Science participative et modèle collaboratif
- Une application qui déjà rencontré des succès et distinctions
- Qui peux utiliser PlantNet ?
- Des alternatives à Pl@ntNet ?
Présentation générale de Pl@ntNet

Pl@ntNet est une application d’identification des plantes, arbres et fleurs basée sur la reconnaissance d’image. Vous la téléchargez sur votre téléphone ou vous l’utilisez directement en ligne, et en quelques clics, vous obtenez une suggestion de nom à partir d’une simple photo. Feuille, fleur, fruit, écorce ou tige : chaque partie d’une plante peut être utilisée pour la reconnaître.
Ce qui distingue Pl@ntNet ? Son modèle participatif et son sérieux scientifique. L’application est gratuite, sans publicité, et fonctionne dans plus de 27 langues. Elle est soutenue par un solide réseau d’institutions de recherche françaises et enrichie par les contributions de milliers d’utilisateurs dans le monde.
Elle est disponible sur Android, iOS (depuis la version 10.0), ainsi que sur un site web compatible avec tous les navigateurs.
Depuis son lancement en 2013, Pl@ntNet a séduit plus de 5 millions d’utilisateurs. C’est aujourd’hui une référence pour reconnaître les végétaux à la volée, au jardin comme en promenade.
Comment fonctionne concrètement Pl@ntNet ?
L’utilisation de Pl@ntNet est simple, mais repose sur quelques bonnes pratiques pour être efficace. Une fois l’application installée, il suffit de prendre une photo de la plante que vous souhaitez identifier. Vous pouvez photographier :
- La fleur
- La feuille
- Le fruit
- La tige
- L’écorce
- Ou même la plante entière



Jusqu’à quatre photos peuvent être envoyées pour améliorer le résultat. L’application vous demande alors d’indiquer la partie photographiée. Une fois les images envoyées, elles sont comparées à une base de données de plusieurs millions de clichés.
Pl@ntNet vous propose ensuite plusieurs suggestions, accompagnées d’un indice de pertinence en % et de photos comparatives. Chaque résultat est accompagné du nom scientifique et du nom vernaculaire. Vous pouvez alors valider ou rejeter la proposition pour contribuer à améliorer la précision de la base.
Un tutoriel “bonne photo” est disponible sur le site de l’application : il vous explique comment cadrer, éviter le flou ou les arrière-plans gênants. L’outil fonctionne aussi à partir des images déjà stockées dans votre téléphone.
Origine et développement de Pl@ntNet
Derrière Pl@ntNet se cache une belle histoire de coopération scientifique. Le projet est né entre 2007 et 2008, d’un échange entre une chercheuse en sciences du numérique et un botaniste. Leur objectif : créer un outil grand public capable de rapprocher les curieux de la flore et les spécialistes des plantes.
Le développement a été porté par quatre grandes institutions françaises :
- Cirad (recherche agronomique pour le développement)
- INRA, devenu INRAE (recherche agronomique et environnementale)
- Inria (sciences et technologies du numérique)
- IRD (recherche pour le développement)
Ils ont été rejoints par le réseau Tela Botanica, une communauté active de botanistes amateurs.
Avec le soutien de la Fondation Agropolis, reconnue d’utilité publique, Pl@ntNet a été conçu à Montpellier et lancé officiellement en février 2013. Plusieurs années de recherche et de tests ont permis de mettre au point une application solide, fiable et pédagogique, au service de tous les amoureux des plantes.
Quelles sont les fonctionnalités avancées de l’application ?
Pl@ntNet ne se limite pas à l’identification instantanée. Elle propose tout un panel de fonctions utiles pour les curieux et les passionnés :
- Projets géographiques ou thématiques : Europe de l’Ouest, Plantes utiles, Flore envahissante… Vous pouvez adapter votre recherche en fonction du lieu ou du type de plante.
- Une base mondiale avec plus de 51 000 espèces référencées et 1 milliard de photos.
- La recherche manuelle est possible via des mots-clés, familles, genres ou espèces.
- Pour chaque plante, vous accédez à une fiche descriptive complète, enrichie par les données communautaires, des extraits de Wikipédia, et une carte de répartition géographique.
- Vous pouvez créer une liste de favoris, consulter votre historique d’observations avec géolocalisation, et même synchroniser vos données entre le site web et l’application mobile grâce à un compte utilisateur.
La navigation est fluide : vous pouvez filtrer les résultats selon plusieurs critères (plantes identifiées, non identifiées, toutes les espèces observées) et organiser vos découvertes comme bon vous semble.
Base de données et intelligence artificielle
Derrière l’apparente simplicité de Pl@ntNet se cache un moteur redoutablement efficace : une intelligence artificielle entraînée par les jardiniers eux-mêmes. Chaque photo partagée, chaque identification validée, chaque observation confirmée vient nourrir une base de données vivante, riche et évolutive.
L’algorithme apprend en continu à partir des clichés vérifiés par la communauté. Les observations fiables, validées par plusieurs utilisateurs et jugées pertinentes, sont intégrées dans la base publique. En revanche, les images floues, douteuses ou isolées restent en retrait, à l’écart de la base principale.
Pour éviter une surconsommation d’énergie, l’intelligence artificielle est réentraînée une fois par mois, et non de façon permanente. C’est un choix réfléchi, qui respecte un certain équilibre entre performance et impact environnemental. Avec ce système, vous contribuez, vous aussi, à une démarche responsable, simplement en partageant vos découvertes.
Aujourd’hui, la base de Pl@ntNet compte plus dees millions d’images validées. Et plus elle grandit, plus l’identification s’affine. C’est un cercle vertueux, au service de tous les amoureux du végétal.
Science participative et modèle collaboratif
Pl@ntNet, c’est aussi une aventure collective. Chaque utilisateur peut créer un compte, partager ses observations, corriger celles des autres, ou encore commenter des clichés. Cette co-construction fait la force de l’application.
Les membres les plus expérimentés, souvent des botanistes amateurs passionnés, ont un poids plus important dans la validation des données – parfois jusqu’à 100 fois plus que les débutants. Cela permet d’assurer une fiabilité élevée, tout en accueillant les nouveaux venus avec bienveillance.
Grâce à ce système, les données partagées sont revues, notées, discutées. Une image n’est jamais ajoutée à la base de manière automatique. Elle est soumise à l’avis collectif, et c’est cette vigilance qui garantit la robustesse de l’outil.
Certaines observations sont même utilisées par des chercheurs pour suivre la biodiversité, cartographier la présence d’espèces invasives ou étudier les effets du changement climatique. Certaines données sont intégrées à la base GBIF (Global Biodiversity Information Facility), une référence internationale.
Une application qui déjà rencontré des succès et distinctions
Le sérieux scientifique et l’utilité de Pl@ntNet ont été salués par plusieurs récompenses. Parmi elles, une distinction majeure vient confirmer la valeur du projet :
- 👨🔬 Lauréat notable : Alexis Joly, directeur de recherche à Inria Sophia Antipolis Méditerranée, membre de l’équipe de Montpellier/CNRS, figure clé dans la conception de l’intelligence artificielle de Pl@ntNet.
- 🏆 Prix de l’innovation Inria – Académie des sciences – Dassault Systèmes
Ce prix récompense les projets qui allient excellence scientifique et utilité concrète pour la société. - 💶 Dotation de 20 000 euros, partagée entre six chercheurs ayant contribué activement au développement de l’application.
Qui peux utiliser PlantNet ?
Depuis sa création, Pl@ntNet a conquis un public large et varié, bien au-delà des frontières francophones. L’application est traduite en 27 langues et a été téléchargée plus des millions de fois dans plus de 150 pays.
Qui l’utilise ? Une diversité de profils qui prouve sa polyvalence :
- des jardiniers amateurs qui souhaitent nommer les plantes de leur jardin,
- des enseignants qui l’intègrent à leurs sorties pédagogiques,
- des chercheurs et agronomes en quête de données de terrain,
- des écotouristes et des curieux de nature,
- et bien sûr, une grande communauté de contributeurs bénévoles qui enrichissent la base chaque jour.
Aujourd’hui, près de 51695 espèces végétales sont référencées dans la base. Et chaque observation validée contribue à cette gigantesque cartographie collective du vivant.
Des alternatives à Pl@ntNet ?
Si Pl@ntNet est une référence, d’autres applications peuvent aussi vous accompagner dans l’identification des plantes, selon vos besoins. Voici un tableau comparatif pour y voir plus clair :
| Nom de l’application | Particularités | Plateformes | Communauté intégrée | Mode d’identification |
| iNaturalist | Identification de plantes, animaux et insectes. Soutenu par National Geographic. | Android, iOS, Web | Oui | Par photo et validation communautaire |
| Seek | Version ludique de INaturallist. Système de badges. | Android, iOS | Non | Par photo, interface gamifiée |
| Clés de forêt | Créée par l’ONF. Fonctionne sans photo, par questions successives. Utilisable hors ligne. | Android, iOS | Non | Questionnaire guidé |
| Flora Incognita | Identification par intelligence artificielle. Historique, carte et géolocalisation intégrés. | Android, iOS | Non | Par photo (plusieurs images possibles) |






